FNE : Sterline Civil, une présumée corrompue qui se cache derrière une beauté érotique

Qui ne connaît pas Sterline Civil ? D’où vient-elle ? De quel parti politique était-elle ? Comment est-elle arrivée à la tête du FNE ?

Si l’on peut répondre à ces questions, il est facile de décrire Sterline Civil. Quelqu’un qui a travaillé aux côtés de Claude Joseph ne pourrait pas une bonne personne. Mais s’il s’agit de stratégie, elle en a plein la tête.

Deux jours après son installation à la tête de FNE, Sterline Civil a demandé à la CSC/CA un audit sur la gestion de l’administration de Ronald Joseph, pour la consommation de l’opinion publique en sa faveur.

Sterline Civil pense que sa beauté érotique peut faire marcher tout le monde comme elle a fait saliver Convington de la radio Metronome. Où sont passés les 2 milliards de gourdes que Sterline Civil vient de débloquer pour les écoles ?

Les États-Unis s’apprêtent à désigner les gangs haïtiens comme terroristes comme l’ont demandé Maître André Michel et Claude Joseph


Depuis belle lurette, le porte parole du SDP, Maître André Michel, demande à la communauté internationale spécialement les Etats-Unis d’Amérique d’ajouter les gangs haïtiens sur la liste des terroristes. Chaque tweet Maître André Michel inquiète les gangs armés haïtiens en stipulant : « Nou pa nan negosasyon ak Gang, pa gen amnisti pou gang. »
Il faut noter qu’en janvier dernier, l’ancien Premier ministre Claude Joseph et l’avocat André Michel, figure de proue de l’accord du 21 décembre, ont adressé une lettre de trois pages au secrétaire d’État américain, appelant à la désignation immédiate du redoutable gang Viv Ansanm comme groupe de terroriste.
Les dés seront jetés. Les États-Unis s’apprêtent à désigner les gangs haïtiens comme terroristes étrangers, ouvrant la voie à leur incarcération dans une prison salvadorienne, selon le journal Miami Herald.
Lit-on un extrait du Journal Miami Herald:
Plusieurs chefs de gangs haïtiens font déjà l’objet de poursuites fédérales aux États-Unis pour l’enlèvement de citoyens américains en Haïti et sont recherchés par le FBI. Bien que leur capture puisse conduire à des poursuites aux États-Unis, une autre possibilité – selon une source bien informée – consisterait à abandonner les charges fédérales afin de pouvoir les expulser rapidement vers la prison salvadorienne, comme ce fut le cas avec des membres du MS-13 arrêtés en Virginie.
Cette désignation marquerait un changement dans la politique américaine envers Haïti. Sous l’administration Biden, les autorités ont évité de qualifier les gangs de terroristes, même lorsqu’ils ont tiré, en novembre dernier, sur trois avions américains survolant Port-au-Prince. À la place, le département d’État a privilégié des annulations de visas et des sanctions via le Trésor américain et les Nations Unies, visant des chefs de gangs, des politiciens et des hommes d’affaires haïtiens soupçonnés de les financer.
Mais malgré ces multiples sanctions, les gangs se sont renforcés : ils tendent des embuscades aux policiers, attaquent des soldats, tirent sur des véhicules de l’ambassade américaine et forcent les Haïtiens, encore jeudi soir, à fuir leurs maisons incendiées.
Leur influence et leur pouvoir de terreur s’étendent désormais à trois des dix départements du pays. Leur emprise sur la capitale Port-au-Prince menace même sa chute imminente.
Face à cette violence incontrôlée et à l’incapacité du gouvernement de transition haïtien, de la police nationale et de la force internationale à enrayer le siège meurtrier, la CARICOM, le département d’État et les gouvernements français et britannique ont émis cette semaine des avertissements contre toute tentative des gangs et de leurs alliés de renverser le gouvernement.
Réactions partagées
La perspective d’une désignation de groupes terroristes étrangers suscite des réactions mitigées en Haïti. Certains avocats ont lancé une pétition sur Change.org demandant au Barreau de Port-au-Prince d’exiger du gouvernement haïtien qu’il qualifie Viv Ansanm de groupe terroriste. D’un autre côté, les membres du gouvernement de transition hésitent à aller dans ce sens ou à pousser les États-Unis à le faire, par crainte des répercussions sur les assurances, les régulations bancaires ou les investissements.
“Les pays n’aiment pas que des gangs opérant sur leur territoire soient désignés comme terroristes car cela fait peur”, explique Barbara Llanes, ancienne procureure au ministère américain de la Justice et experte en sanctions et droit international. “Cela complique l’accès au financement, à l’aide internationale, au tourisme s’il y en a. La désignation comporte donc aussi des risques domestiques.”
Ceux qui appellent à une réponse plus forte y voient toutefois un levier nécessaire. Décrire les groupes armés haïtiens simplement comme des “gangs” limite la réponse internationale aux seules actions policières. Certains ont déjà demandé que ces groupes soient qualifiés d’“insurgés”. En début d’année, des politiciens et une entreprise de sécurité haïtienne ont plaidé pour la désignation de groupe terroriste étranger.
La société Halo Solutions Firm, basée à Port-au-Prince, qui fournit des rapports réguliers sur la sécurité et les gangs, soutient que cette désignation permettrait aux agences américaines de prendre des mesures antiterroristes plus musclées, comme l’imposition de sanctions ou la poursuite des soutiens logistiques – comme pour les cartels mexicains. Dans un rapport récent, elle met en avant le gang 5 Segond/UVD, dirigé par Johnson “Izo” André, comme une menace directe à la stabilité d’Haïti et aux intérêts américains.
André, déjà sanctionné par les États-Unis, a été inculpé pour l’enlèvement d’un citoyen américain. Il aurait failli être capturé mercredi lors d’une opération de la mission kenyane.
“Ne pas les désigner comme organisation terroriste étrangère ne fera que renforcer leur pouvoir, aggraver la crise haïtienne et son impact sur les États-Unis”, conclut le rapport de Halo.
Selon le Bureau des droits de l’homme de l’ONU, au moins 1 700 Haïtiens ont été tués cette année dans des attaques liées aux gangs – un chiffre supérieur à celui de l’année dernière à la même période. Treize policiers haïtiens, dont un dont le corps n’a jamais été retrouvé, ont aussi été tués, selon le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).
Deux membres de la mission multinationale dirigée par le Kenya ont également été tués par des membres du gang Gran Grif lors d’une embuscade dans l’Artibonite.
En janvier, avant que Rubio ne désigne le gang Tren de Aragua comme organisation terroriste étrangère, plusieurs responsables politiques haïtiens ont adressé une lettre de trois pages au secrétaire d’État américain pour réclamer la désignation de Viv Ansanm.
“Les activités des gangs nuisent non seulement aux Haïtiens, mais à la sécurité de toute la région”, écrivaient-ils. “Si les gangs ont exécuté 5 600 personnes en 2024, si 1 045 000 Haïtiens ont été déplacés… les États-Unis ont intérêt à les considérer comme une organisation terroriste.”
La lettre était signée par cinq hommes politiques haïtiens, dont l’ancien Premier ministre Claude Joseph et l’avocat André Michel, membre de la coalition du 21 décembre. Joseph est également le fondateur du parti politique EDE.
Ils suggéraient à Rubio d’utiliser le Patriot Act, adopté après les attentats du 11 septembre, qui donne au président des pouvoirs élargis pour cibler, détenir ou expulser des étrangers soupçonnés d’activités terroristes. Trump, lui, s’est appuyé sur la loi sur les ennemis étrangers, vieille de plusieurs siècles, pour désigner Tren de Aragua.
“La désignation permet au gouvernement américain d’utiliser des outils juridiques plus puissants pour enquêter et poursuivre ces groupes au-delà des frontières américaines”, explique Llanes. “Mais ce que fait cette administration avec Tren de Aragua, c’est un tout autre niveau.”
Selon elle, les membres du Tren de Aragua désignés par les États-Unis sont “déportés dans des prisons qui sont essentiellement des camps de concentration”, car ils ne sont pas citoyens américains. En invoquant la loi sur les ennemis étrangers, l’administration Trump “crée une zone grise” sur ce qu’elle peut faire avec ces membres.
“Il y a beaucoup de questions sur les conséquences pour ceux qui sont impliqués, facilitateurs ou soutiens. Cela inquiète beaucoup de mes clients en Amérique latine et au Mexique, qui craignent d’être poursuivis pour avoir soutenu une organisation terroriste désignée”, conclut-elle.

Consensus du 21 Décembre: Note publique sur la crise politique en Haïti


La transition post Dr Ariel Henry est dans l’impasse. Où sont passées les 9 parties prenantes qui ont conclu l’accord du 03 Avril 2024 ?
La situation politique en Haïti, après la gouvernance monocéphale du Dr Ariel Henry continue à s’aggraver, alors qu’en date du 03 Avril 2024, un accord historique et inclusif a été conclu entre des entités majeures du pays d’après l’esprit du consensus du 11 mars de la même année. Selon plus d’un, vu l’implication des 9 parties prenantes sous les auspices de la communauté internationale, notamment de la CARICOM et les Etats-Unis, ledit accord a été perçu comme un point d’ancrage crucial pour une meilleure sortie de la crise multiforme existante. Il faut souligner que, les parties prenantes malgré leurs divergences politiques ont eu le courage de proposer par le biais de cet accord, une feuille de route claire pouvant aider non seulement dans la lutte contre l’insécurité généralisée et la corruption, mais aussi, pourrait permettre d’organiser des élections libres et transparentes.
Cependant, force de constater l’espoir suscité par cet accord du 3 avril s’est presque transformé en une déception amère, avec sa non publication et l’inapplication de ses clauses par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Suivant le vœu de cet accord, la gouvernance de cette transition fragile devrait assurer par quatre piliers, dont le Conseil Présidentiel de Transition, le Gouvernement, l’Organe de Contrôle des Actions du Gouvernement (OCAG) et l’Assemblée des Secteurs. Malheureusement, le Conseil Présidentiel de Transition, qui a pour responsabilité de procéder à la mise en place de ces structures, est loin de respecter les engagements pris dans le cadre de l’accord du 3 avril. En tant que corps, le CPT jusqu’à date a démontré un manque de volonté politique, car huit mois après son installation, il n’arrive même pas à organiser une rencontre entre le CPT et les 9 parties prenantes, voire la mise en place de l’OCAG. Il est rare de trouver un Conseiller-Président qui soit en harmonie avec son secteur mandant. De ce fait, les Conseillers-Présidents ne facilitent pas la participation effective des 9 secteurs et les autres forces vives du pays dans la gouvernance de la transition, ce qui envoie déjà des signaux très négatifs qui pourraient compromettre l’organisation des prochaines élections afin de retourner le pays sur la voie démocratique obligatoire.
Compte tenu de la situation générale actuelle, pour éviter le chaos, une prise de conscience et des mesures urgentes sont nécessaires. Il est impératif de revenir à la table de négociations, en tenant compte des leçons tirées durant ces huit derniers mois. Pour ce faire, nous les membres du Secteur 21 décembre, signataires de la présente, proposons et exigeons au CPT de:
Travailler rapidement avec le gouvernement pour la mise en place du Conseil National de Sécurité en intégrant les questions de genre;
Elaborer et valider un budget de guerre afin de rétablir la libre circulation sur tout le territoire national en particulier dans les zones occupées par les gangs armés;
Prendre des mesures immédiates et concrètes pour rendre opérationnel l’aéroport international de Port-au-Prince;
Continuer avec la plaidoirie auprès de la communauté internationale pour obtenir un support adéquat pour le processus de la transition politique et l’instauration d’un État de droit ;
Procéder à l’organisation rapide des pourparlers avec les parties prenantes et les autres forces vives de la nation;
Faciliter la mise en place de l’assemblée des secteurs en encourageant la participation des femmes engagées;
Permettre aux parties prenantes d’assumer leurs responsabilités en tant qu’artisans de ce processus de transition;
Mettre en place l’Organe de Contrôle des Actions Gouvernementales le plus rapidement possible;
Inciter l’organisation de la conférence nationale dans un climat de sécurité propice ;
Assainir l’État via un plan d’austérité pour améliorer le bien-être du peuple haïtien;
Apporter rapidement des changements dans les directions générales, des délégations et des collectivités territoriales tout en respectant le quota de 30% de femmes;
Rehausser la diplomatie haïtienne avec des cadres intègres et compétents;
Faire avancer les 5 grands chantiers qui ont été ciblés dans le cadre de cette transition.
Tout compte fait, l’avenir d’Haïti dépend de la volonté de ses élites de s’engager dans un dialogue sincère et constructif afin de garantir la réussite de cette transition déjà fragilisée. Il est bon de signaler que les membres du CPT proviennent de 9 secteurs du pays, ces Conseillers-Présidents ne doivent pas travailler seulement pour leur secteur. Il faut cesser la course pour le pouvoir, halte aux ambitions personnelles. Mettons la situation du peuple haïtien au cœur de tous les débats.
Fait à Port-au-Prince, le 14 Décembre 2024
Suivent les signatures
Abel DESCOLLINES – Concertation politique pour un Compromis Historique
Vikerson GARNIER – Secteur du 21 Décembre / Signataire Accord 03 Avril
Serge D. GASPARD – Alliance pour la Reconstruction de la Nation (ARN)
Kénol MATHIEU – Pati Politik Veye Yo
Tarly GUIRAND Société Civile Engagée / GROSAM
Domingue Joseph ORGELLA, CNSCA
Ydeline VERTUS – Ligue Haïtienne des Femmes pour le Renouveau (LIHFER)
Ivon Joseph FEUILLE – Ancien Sénateur / Ancien Président de l’Assemblée Nationale
Guerda B.B. ALEXANDRE – Collectif des Anciens Députés de l’Opposition et Alliés (CADOA)
Ilmose DORVILIER (Dalida) – Organisation des Femmes Dévouées pour le Développement (OFEDED) / GROSAM
Phanès CETOUTE – Collectif des Organisations Politiques et des Partis Politiques pour une Entente Nationale (COPPENA)
Olins JEAN LOUIS – AIDDH / Non Alignés
Hernst DEMESSIERS – POLICA / Non Alignés
Elida SALOMON – Parti de la Révolution Sociale (PRS)
Jeannot JEUNE – REPA
Paul Gérot JEAN-BAPTISTE – ESKWAD DEMOKRATIK
Evenot DESTIN – ARN
Pierre André GEDEON – Konekte Ayiti
Cossy DAVID – Coalition Nationale des Accords du 11 Septembre et du 21 Décembre
Patrick SEVRIN – Parti UNIFOS
Lickel PIERRE – Parti Politique Mouvement pour la Sauvegarde de la Démocratie (PPMSD)
Marc Sixto – G17
Jean Junior CESAR – Secteur Vodou
Stive DUPON – Accord Le Plaza
Novia AUGUSTIN – FEDOFEDH
Wilguins JOSEPH – USC / Non Alignés
Renand ARISTIDE – NOULHA
Lukenson MARDI – O TA
Evens JEAN – Parti Konekte Ayiti
Jean-Claude PIERRE-LOUIS – GROSAM
Réginald LEGERME – GROSAM
Emmanuel Feguens ARIS – Viv Ayiti
Jamil SALOMON – COPPOS-Haiti et Alliés
Pour authentification
Abel DESCOLLINES Kénol MATHIEU
(+509) 3170-2306 (+509) 4653-3883
Serge Delva GASPARD Jeannot JEUNE
(+509) 4465-6565 +5063947-2506
Jacques Valéry DUTREUIL  Tarly GUIRAND (+509) 4437 7520 (+509) 4688-3513
Joseph Domingue ORGELLAPr Gena JOSEPH
(+509)3365-9470(+509)4730-1317
Vikerson GARNIER
(+509)4618-5151

Haïti: Il est temps d’en finir avec la pratique d’une diplomatie « ti dife pay mayi »


Une diplomatie d’apparat ou d’impact ?
Qu’importe l’euphorie diplomatique de quelques heures, il semble que les Haïtiens se laissent toujours emporter par des faux-semblants, une aubaine pour des experts à courte vue. Certes, on reconnaît volontiers, dans ce vaste champ pluridisciplinaire, l’expression de la diplomatie de coup d’éclat comme celle des petites phrases. Mais attention, les fondamentaux dans le domaine des relations internationales et de la diplomatie sont profonds.
La diplomatie dans un pays comme le nôtre ne doit pas être du show-business. Le peuple haïtien n’a pas besoin d’une diplomatie qui fait jaser en interne à coups de propagande médiatique. Ce qu’il faut à Haïti, c’est une diplomatie capable d’influencer à l’extérieur pour qu’en retour nous ressentions des impacts positifs sur le plan intérieur. Nous devons privilégier le réel au superflu, la constance à la spontanéité, la négociation diplomatique à l’événementiel.
Réforme et doctrine diplomatique : un chantier national
Nous parlons de diplomatie à un moment où personne ne sait véritablement sur quoi s’articule la doctrine diplomatique d’Haïti. Sommes-nous capables de nous réapproprier notre doctrine diplomatique bicentenaire ou allons-nous remodeler ses contours en fonction des mutations ?
La réforme diplomatique haïtienne, ce n’est pas du tralala. Elle devrait s’accompagner d’une forme de cohésion nationale. Toute réforme cohérente devrait prendre en compte les aspirations du peuple haïtien. Il n’est pas anodin de conférer à toute éventuelle réforme la dimension d’un projet de société. Car, dit-on, c’est en comprenant ce qui se passe dans notre environnement proche que nous pouvons évaluer les réalités éloignées.
Ce n’est pas l’alternance entre deux gouvernements qui traduit une réforme. De même, la révocation abusive de diplomates pour les remplacer par des proches n’est pas non plus synonyme de réforme. Il s’agit d’une vision qui va au-delà des aspirations ou ambitions personnelles des tenants du pouvoir politique.
Vers une diplomatie moderne et efficace
Qu’il faille procéder à la réorganisation du tissu diplomatique haïtien, personne ne s’y oppose. Évidemment, il est temps de faire évoluer les rôles. En lieu et place d’une diplomatie de « représentation », notre pays a besoin de diplomates de mission.
La hiérarchie diplomatique exige également qu’il y ait une chancellerie haïtienne fonctionnelle et agissante. Une gouvernance dont l’objectif s’articule autour d’une vision claire en matière de politique étrangère. Car, nonobstant certaines incompétences au sein du personnel diplomatique, on reproche souvent à tort l’inefficacité de nos diplomates. Comment demander à un fonctionnaire diplomatique d’agir sur des dossiers extrêmement sensibles sans directives de son État ? Comment demander à un fonctionnaire intermédiaire d’effectuer des démarches pour son pays sans les orientations de l’ambassadeur ou de son chef de mission ? Certes, la fonction diplomatique n’est pas un régiment militaire, mais elle partage des similitudes en termes de hiérarchisation.
L’importance des réalités géopolitiques
Dans ce tableau, il faut impérativement tenir compte des réalités géopolitiques auxquelles Haïti est confrontée. À tort ou à raison, le poids de la géopolitique détermine notre comportement en matière de coopération.
• À qui devons-nous nous adresser ?
• À qui ne devons-nous pas demander de l’aide ?
• Quelle assistance devons-nous accepter et laquelle devons-nous refuser ?
Pour stabiliser et tirer profit de la diplomatie haïtienne dans des environnements aussi marécageux, il ne suffit pas d’allumer « yon ti dife pay mayi » pour se hisser au sommet de la pyramide. Il serait souhaitable de privilégier des chantiers pour la construction d’un nouvel ordre diplomatique en Haïti au lieu de créer de la zizanie.
Il faut cesser de nous berner d’illusions. Il est évident que les pères fondateurs ont légué à Haïti un passé glorieux. Mais la mutation du monde nous enseigne que ce n’est ni le passé ni le poids de l’histoire qui détermine les rapports de force dans les relations internationales actuelles. La République d’Haïti doit se relever pour bâtir, sur des bases solides, une diplomatie complètement dépouillée des impostures.
Abel Descollines
Ancien député

La mise à l’écart des 3 Conseillers inculpés doit être effective le plus vite possible pour ne pas entraver le processus transitionnel, selon Maître André Michel

La mise à l’écart des 3 conseillers inculpés doit être effective le plus possible pour ne pas entraver le processus transitionnel, selon Maître André Michel | Le Messager
Selon Maître André Michel sur X, avec la décision de Maître Lionel Constant Bourgouin, Chef du Parquet de Port-au-Prince, Parquetier expérimenté, Magistrat indépendant, de transférer le Dossier de la BNC au Cabinet d’instruction et la désignation du Juge Benjamin Félismé pour instruire l’affaire, les 3 Conseillers présidentiels ne remplissent plus les conditions légales pour faire partie du CPT.
En effet, dit-il, l’article 2 du décret du 12 Avril 2024, portant création du Conseil Présidentiel, est clair et sans équivoque: Nul ne peut faire partie du Conseil Présidentiel de Transition s’il fait l’objet d’une poursuite pénale.
De plus, comme nous l’avons toujours expliqué, toujours selon Maître André Michel, la Présence des 3 Conseillers présidentiels incriminés représente une véritable menace pour la crédibilité du CPT et l’avenir de la Transition.
Nous appelons le Président Lesly Voltaire et le Premier Ministre Gary Conille,les 2 chefs de l’Exécutif, à assumer leurs responsabilités, dit-il.
« La mise à l’écart des 3 Conseillers inculpés doit être effective le plus vite possible pour ne pas entraver le processus transitionnel », a-t-il constaté.
« Des concertations politiques doivent être engagées immédiatement entre les Parties prenantes et les 2 chefs de l’exécutif pour redresser la situation. La CARICOM, garant de la mise en œuvre du Consensus du 11 Mars 2024, doit assumer pleinement sa responsabilité,face à une transition qui ressemble de plus en plus à un SAUT dans l’inconnu ! Car, déjà, environ 7 mois après la démission de l’ancien Premier Ministre Ariel Henry, rien n’a changé. Tout a empiré ! », a conclu le porte-parole du SDP.

Le ministre de la santé publique réaffirme la volonté de s’acquitter à sa mission ministérielle avec la conscience tranquille !

Le ministre de la santé publique réaffirme la volonté de s’acquitter à sa mission ministérielle avec la conscience tranquille !

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa feuille de route ministérielle et conformément aux directives du premier ministre, le docteur Garry Conille, le ministre de la santé publique annonce de nouvelles dispositions dans but de mieux coordonner ses actions avec la Primature. À en croire le service de communication du MSPP, le ministre Georges Fils Brignol devrait procéder à une réorganisation de son cabinet ainsi que son secrétariat particulier. Selon plusieurs directeurs des services centraux du ministère de la santé, Georges Fils Brignol demande à ce que les actions du ministère de la santé publique soit visible aux yeux de la population haïtienne. Le titulaire du MSPP exige un suivi attentif des annonces faites par le chef du gouvernement à l’occasion des visites effectuées dans des hôpitaux. Néanmoins, le ministère de la santé publique espère des moyens supplémentaires qui permettraient d’engager la nouvelle dynamique de changement du secteur.

Le ministre de la santé publique veut s’assurer de l’appui du premier ministre Garry Conille afin de mener à bon terme ses objectifs à la tête du ministère.

Selon des informations relayées par le site d’information satellitaire, le titulaire du MSPP serait sur le point d’adopter des mesures disciplinaires dont l’objectif consiste à atteindre la régularité des agents ainsi que des cadres du ministère.

Contacté par le journal au sujet d’une « lettre d’observation » de la primature qui aurait été adressée au ministre de la santé, le ministre Georges Fils Brignol apporte des précisions. « S’il se confirme qu’une « lettre d’observation » de la primature à un ministre soit sur les réseaux sociaux, sincèrement, je déplore cette fuite  » Autrement, le ministre de la santé publique assure vouloir continuer son travail malgré les soubresauts politiques. Dans un souci de clarté, le docteur Georges Fils Brignol réaffirme sa loyauté ministérielle à l’égard du chef du gouvernement. Toutefois, l’actuel ministre affirme se dépouiller de toute velléité inamovible.  » écoute frère, mon premier souci n’est pas de savoir combien de temps je vais rester à la tête du ministère de la santé publique. Le plus important c’est de pouvoir s’acquitter à ma mission avec la conscience tranquille » Georges Fils Brignol se déclare pleinement mobiliser pour contribuer à l’amélioration des services de santé à travers le territoire national. « Avec mon cabinet particulier, nous sommes entrain d’explorer différents pistes afin d’arriver à décongestionner les centres hospitaliers surchargés , particulièrement au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince » À ce sujet, Georges Fils Brignol annonce pour bientôt la transmission à la Primature d’un vaste plan d’action en vue d’obtenir l’autorisation du premier ministre, le docteur Garry Conille.

L.M.

Diplomatie – Saviez-vous que Laurent Lamothe est le principal coach de Dominique Dupuy ? | Le Messager

Les flatteurs sont au pas de course. Madame Dominique Dupuy est acclamée. La presse propagandiste décrit le ministre des affaires étrangères comme si c’était la sainte vierge Marie mère de Dieu qui vient au chevet de la diplomatie haïtienne. Personne n’a songé d’associer l’actuel ministre des affaires étrangères au détournement des fonds Petro Caribe. Les chiens de garde semblent déjà avoir oublié les financements occultes attribués à cette dernière par l’ancien premier ministre Laurent Lamothe pour une supposée réhabilitation d’un hôtel familial dans le nord d’Haiti.

En dehors de toute analyse objective, les premières décisions de madame Dupuy sont plébiscitées. Tant pis si madame Dupuy règle ses comptes personnels avec des diplomates chevronnés. Tant pis si madame la ministre veut débarrasser les ambassades et les missions diplomatiques des fonctionnaires de carrière pour faire de la place à ses amis proches, ceux de Laurent Lamothe mais aussi à des proches de journalistes propagandistes ( machann mikwo). La méthode de gouvernance de madame Dominique Dupuy est celle de l’ex premier ministre Laurent Salvador Lamoth. Que de la propagande. Que de “la politique spectacle « . Que du mensonge D’Etat. Au terme d’une invitation du gouvernement dominicain au président du CPT à l’occasion de l’investiture du président Luis Abinader pour un second mandat, Dominique dans une forme d’inélégance a décidé de voler la vedette au président du CPT. Alors qu’elle a monnayé des propagandistes pour faire comprendre qu’elle a décliné l’invitation des dominicains pour cause de fermeture de l’espace aérien entre les deux pays, pourtant, cette question n’a pas été mentionnée dans la lettre officielle responsive transmise à la chancellerie dominicaine.

C’est carrément, une gestion trompe l’œil. À l’époque où il exerçait son pouvoir de premier ministre, Laurent Lamoth était omniprésent dans les médias et à travers les réseaux sociaux. Il sillonnait le pays pour procéder à ce qu’il appelait “pose de première pierre” des chantiers de construction. Il s’y rendait aussi pour préparer sa potentielle candidature à la présidence à travers un programme connu sous le nom “Gouvènman Lakay “. Quid des résultats de la gouvernance de Laurent Lamoth comme premier ministre ? Quelques années plus tard, le pays a été stupéfait des dégâts économiques engendrés par l’administration Martelly/Lamoth. Plus de 4 milliards de dollars US des fonds petro caribe sont dilapidés. La morale de l’histoire. Il faut dire à l’époque où Laurent Lamoth faisait rouler sa machine de propagande presque plus personne ne pouvait formuler de critiques à son encontre. L’histoire dit-on est un perpétuel recommencement. Nous voici en 2024 avec une certaine Dominique Dupuy, ministre des affaires étrangères qui applique copieusement les mêmes méthodes que celles de l’ancien chef de gouvernement. D’autant que son coach s’appelle Laurent Salvador Lamoth. Pauvre Haïti ! Kite afè etrajè m mache.

L.M..

Nécrologie – Le professeur Pierre Poitevien n’est plus | Le Messager

Victime d’un arrêt cardiaque, ce samedi, le professeur Pierre Poitevien est mort. Un coup dur pour la communauté universitaire de l’artibonite. À rappeler que Pierre Poitevien est l’ex doyen de la faculté économique, comptable et administrative de l’Université Publique de l’Artibonite aux Gonaïves (UPAG).

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Pourquoi la Chine et la Russie ont désormais une quasi-alliance? | Le Messager

Pourquoi la Chine et la Russie ont désormais une quasi-alliance

«Dans le contexte actuel, la Chine continue à soutenir sans détour la Russie diplomatiquement.» Sputnik Photo Agency / REUTERS
FIGAROVOX/ENTRETIEN – Pour la sinologue Alice Ekman, le soutien diplomatique de la Chine à la Russie illustre la nouvelle bipolarisation du monde: démocraties contre autocraties. Aujourd’hui, les clivages politiques et idéologiques façonnent l’évolution des relations commerciales, ajoute-t-elle.

Alice Ekman est analyste responsable de l’Asie à l’Institut des études de sécurité de l’Union européenne (EUISS). Elle publie Rouge vif : l’idéal communiste chinois (éditions de l’Observatoire, 2020).

FIGAROVOX.- Pékin n’approuve pas l’invasion de l’Ukraine mais continue de pencher en faveur de Moscou. Comment peut-on interpréter le soutien tacite de la Chine à la Russie ?

Alice EKMAN.- De mon point de vue, le soutien n’est pas tacite. Début mars, la Chine a rappelé que la Russie était son «ami éternel» et «son partenaire stratégique le plus important». Dans le contexte actuel, ces mots ont un sens. Par ailleurs, non seulement les autorités chinoises refusent de prendre des sanctions contre la Russie, mais affichent leur opposition systématique à toutes sanctions prises par d’autres pays. Le ministère chinois des affaires étrangères a déclaré que la Chine continuerait à commercer normalement avec la Russie, y compris à importer des hydrocarbures.

Source: Le Figaro

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