Mandat Présidentiel

Un jeune étudiant, Nicolas Claude, réclame le départ de Jovenel Moïse le 7 février 2021. Il passe son temps à analyser l’article 134-2 de la constitution haitienne.

Art.134-1: La durée du mandat présidentiel est de cinq(5) ans.Cette période du commence et se termine le 7 février,suivant la date des élections.

Art,134-2: L’élection présidentielle a lieu le dernier dimanche d’octobre de la 5e année du mandat présidentiel.
Le président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection. Au cas où le scrutin en fonction immédiatement après la validation du scrutin et son mandat est censé avoir commencé le 7 février de l’année de l’élection.

Art.134-3: Le président de la République ne peut bénéficier de prolongation de mandat.Il ne peut assumer un nouveau mandat, qu’après un intervalle de 5 ans.En aucun cas,in ne peut briguer un 3e mandat.

PIB

Mandat présidentiel

Aucune prolongation n’est possible, le 7 fevrier 2021 Jovenel Moïse doit laisser le Palais national, a affrimé Samuel D’Haïti, ancien député de Saint-Marc.

Le parlementaire évoque le décret électoral de 2015 qui prône l’harmonisation du temps constitutionnel et le temps électoral, à l’occasion d’élections organisées en dehors du temps constitutionnel.

L’article 134-2 de la Constitution stipule que « les élections présidentielles ont lieu le dernierdimanche de novembre de la cinquième année et se terminent le 7 février suivant la date des élections.
Cependant, au cas où le scrutin ne peut avoir lieu avant le 7 février, le président élu entre en fonction immédiatement après la validation du scrutin et son mandat est censé avoir commencé le 7 février de l’année de l’élection (2016).

« Dura lex, sed lex ».

PIB

Mandat présidentiel

Sans confusion aucune, 7 Fevrier 2021 c’est la fin du mandat de Jovenel Moïse selon l’article 134-2 de la constitution haïtienne. « Dura lex, sed lex ».

Article 134-2: L’élection présidentielle a lieu le dernier dimanche d’octobre de la 5e année du mandat présidentiel.

Le président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection. Au cas où le scrutin en fonction immédiatement après lavalidation du scrutin et son mandat est censé avoir commencé le 7 février de l’année de l’élection.

PIB

Insolite: L’ancien parlementaire Victor Prophane a mal orthographié « La Mairie »

Très connu à travers le pays pour avoir gangstérisé les bandits de Savien, le fameux Prophane Victor, ancien député de la commune Petite Rivière de l’artibonite, actuel coordonnateur national du parti Bouclier, son nom est devenu viral sur les réseaux sociaux pour avoir mal orthographier le mot « Mairie ».

L’ancien parlementaire et PDG de l’eau Celise ne peut pas effectivement écrire « La Mairie »?

Pour beaucoup, dans la 50ème législature, Prophane n’était pas un grand parlementaire. On le considère à côté Hubert Dieu Alsace, ancien député de la commune de Grande Saline, élu Bouclier, comme deux députés les plus nuls du département de L’artibonite.

Le nouveau coordonnateur de Bouclier à savoir Prophane Victor n’est pas un homme de lettre, il ne parle que d’argent. S’il a mal orthographié un mot ça n’étonne aucun rivartibonitien. Pourquoi? Parce qu’ils ont déjà su Victor n’etait pas un homme de lettre.

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Haïti-Coronavirus: Ayiti An Aksyon apporte encore sa contribution

Ce jeudi 23 Avril 2020, dans une conférence de presse, le sénateur Youri LATORTUE affirme que, dans l’objectif de lutter contre le Coronavirus, le parti AAA fait un don de matériel médical et médicament à travers les départements du pays.

Tous les dix coordonnateurs départementaux de Ayiti An Aksyon étaient présents à cette cérémonie de remise de matériel médical. Le coordonnateur départemental du Centre, Flood Louis, a avoué que le sénateur Youri LATORTUE est un humaniste au superlatif a appris la rédaction de Le Messager.

Chaque département bénéficiera plus de 20 articles et des équipements de protection pour le personnel soignant, des gels hydro-alcooliques, etc…

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Le Messager | Quelle passivité passive

Par Ing. Jean Charles Daniel

Quelle passivité passive

• Trop passif ¡ votre passivité laisse la communauté saint-Marcoise dans les ténèbres et maintient un cartel soi-disant ‘’ Solution ‘’qui ne gère que des affaires louches avec la complicité des complices de grand jour et de grand chemin ;
• Passifs et même trop passifs ! pour accepter en ce moment de crise sanitaire que ces mêmes complices veulent nous proposer des candidats qui seraient dans l’incapacité de mettre en application même des solutions toutes faites , faute de compétences ;
• Trop passifs ! pour ne pas demander des comptes concernant :’’le pont de la quatrième section de la commune de Saint-Marc ,l’argent de la Natcom pour la construction du marché de Saint-Marc , l’argent du carnaval chanpwèl de 2020 (5 millions de gourdes ) ,l’absence totale des membres du cartel au sein de la mairie ,l’argent de la prévention du
coronavirus ;’’modique soit-il ?, la gestion des déchets, les taxes collectées par la mairie pendant ces quatre années ,les travaux d’infrastructures de certaines rues de la ville ;
• Trop passifs ! car vous savez mieux que moi que la passivité n’est qu’une décision d’échec .Plus vous acceptez de subir la pression des hommes au pouvoir, plus vous augmentez votre passivité qui vous rendra plus vulnérable et plus inutile, par conséquent, inaptes à participer aux mouvements devant conduire à un changement réel de notre condition inhumaine dans laquelle nous vivons quotidiennement. Hélas !faute de connaissances et d’intégrité ;
• Trop passifs ! pour tolérer, en ce 21 ème siècle, un cartel municipal sans vision, sans projet, sans contact en regard de son passé avec toute l’administration qu’il dirige. Un cartel moribond et morose ,soutenu par des rançonneurs corrompus de partout , empêchant à la commune, à travers un cartel d’hommes et de femmes de vision, de placer la commune là où elle devait être ,avec son actif d’antan ,révisé ,corrigé, revisité et augmenté;
• Trop passifs ! car quand l’esprit ne réside plus ,qu’il ne fuit ni ne blâme ce qui est ,mais se contente d’être conscient avec passivité ,il s’aperçoit que ,dans cette passivité même ,vient une transformation et c’est ce genre de réveil positif et incitatif qui me pousse à mettre du bâton dans votre roue car cette dernière est la perception de la vie comme étant une bicyclette qu’il faut toujours avancer pour ne pas tomber question d’éviter de ne pas être les témoins passifs d’une barbarie sans cesse renouvelée ;
• Cessezd’être passifs !pour jouir de l’opportunité que nous offre cette crise pandémique qu’est le coronavirus qui ,bien entendu ,existait déjà et existe toujours dans notre vie sociétale de chaque jour .C’est le moment idéal de nous mettre ensemble pour faire le tri et trouver un modus operandi pour faciliter le modus vivendi , capable de placer la commune la plus vivable et la plus prospère d’Haïti au seuil des communes émergentes au moyen des jumelages , partenariats ,et nos relations diplomatiques .Pour y parvenir ,l’inclusion en est le remède suffisant et nécessaire ;
• Cessez cette chronique passivité afin que le monde scientifique ait la primauté sur le monde religieux, source de tous nos maux, catalyseur négatif de notre développement et garant du statu quo sur le plan éducationnel ;
O Saint –Marc !notre saint-Patron, quand viendra le jour où votre commune sera libérée des griffes de ces prédateurs venus de partout qui occupent en notre sein tous les espaces politiques et economiques, qui nomment et révoquent selon leur gré de concert avec les médiocres de leur camp et de leur rang au détriment de toute intelligence humaine ? Et qui pis est, cette intelligence humaine, façonneuse de l’avenir, est soumise, au nom de la gestion du quotidien, au vœu et au désir de ce groupuscule sans lecture ni écriture s’installant au sommet de la pyramide en matière décisionnelle.
Senmak menm siw renmen moun vini men pèmèt nou mete tèt nou ansanm pou n ranje komin nou kap deperi jou aprè jou douvan je nou
.Tanpri ede nou pa pouvwa kew genyen !

Ing. Jean Charles Daniel,

Masters en politiques publiques et en sciences Po.

Le perspicace !

Le Messager-Urgent | La police a intercepté un camion de nourriture chez un cousin de Jovenel Moïse

La police a intercepté un camion chargé de nourriture chez un cousin de Jovenel Moïse.

Le chauffeur en connivence avec un membre de cabinet du DG de FAES ont avoué qu’il ont reçu l’ordre expresse de livrer 2000 sacs de riz, 25 caisses de macaronis et 300 caisses d’huile et 300 kits à delmas 60, en la résidence d’un cousin de Jovenel Moïse. Une conseillère du palais nationale semble impliquée jusqu’au coup dans ce dossier.

Les policiers sont sur places et une foule immense est mobilisé. La population menace d’incendier la maison et exécuter l’employé du FAES si la nourriture n’est pas livrée aux personnes vulnérables de la zone.

Le Messager | KOUTO DE BÒ

Don D. Williams,

Poète, romancier.

Si w rive zòn Dèlma 19 nan riyèl Renoncule epi w mande pou Wilson Lafalèz, se rete kè pòpòz, paske nenpòt sitwayen, jèn kou granmoun sou katye a t ap mennen w devan pòt Wilson je fèmen. Nan katye sa a, yo te rekonèt Wilson byen, dayè se non “Sonson” yo te bali pou fason li te familye ak tout moun, anfèt sèl sa li pa t konn fè kay vwazinay yo se dòmi sèlman. Gen moun ki rekonèt li sou ti non “grimo” tou senpleman paske po Sonson te klè, men li pa t yon grimo vre, se yon eleman bèl wotè, li pa t gwo e li pa t mèg piske l pa t rive nan nivo yon bwa bale. Men, san egzajerasyon, se yon eleman ki te gen yon apeti sovaj. Dèfwa, lè Serali manman li sou farouche misye, li konn di:

“Bon Sonson, pou jan w manje epi vant ou toujou plat? Kote sa w manje yo pase?”

Vrèmanvre, apeti Sonson te depaman ak fizik li. Sepandan, malgre li te gen ti fizik, sa pa t siyifi li te yon pitimi san gadò. Si pa malè yon moun ta wete yon sèl grenn cheve nan tèt Sonson, kretyen vivan sa a t ap resi jwenn ak zo grann li, paske ti mesye sou katye yo ki fè karyè nan leve fè depi kòk chante e ki pa t manje anyen ki frèt, t ap pran randevou pou yo mande moun sa “dekiprevyen” e si posib aprann li sa yo rele “A plis B”. Sonson te makonnen yon amitye solid ak ti mesye yo paske trè souvan li konn chita jwe bezig ak yo. Alò, bezig la se yon jwèt kat ki ekzije 128 fèy pou w jwe l. Nan jwèt sa a, wa yo marye ak rèn yo e yon jwè kapab demarye yo. Pi gwo pwen yon jwè kapab fè yon sèl kou, se 250 pwen. Okomansman, lè w komanse jwe Besig, kapab gen ti konfizyon men amezi w pran gou ladan l, ou gen pou w konkli ke li pa si difisil ke sa. Sonson te konn anime jwèt la ak kèk bon ti blag pou mete tout trannde mesye yo deyò men se te yon estrateji byen kalkile jis pou li dekontrole lòt jwè yo. Ti moman detant sa yo te simante relasyon Sonson ak potre gason sa yo opwen ke yo te konsidere li kom ti frè, wi yon frè ki pa t sòti nan menm pòt sòti ak yo.

Popilarite Sonson te gaye tankou fèy bwa van pran bouskile pasi pala. Se nan katye a Sonson pran nesans, jou misye premye louvri je l nan monn sa a, ayayay se yon evènnman k ap rete grave nan memwa anpi l vwazinay. Imajine w, twazè nan maten anba yon kouvrefe, katouch ap sonnen tankou mayi boukannen epi se nan moman sa a timoun nan di “Louvri baryè pou mwen, vle pa vle m ap sòti”. Dyesèl Lafalèz te yon konesè nan anpil domèn men lamarin pa t metye l, wi se te yon amatè nan kezyon akouchman. Lè Serali te pral akouche, gason vanyan tankou Dyesèl pa t nan kanpe gade oswa pran resite “Letènèl è mon Bèje”, lapoula panse konsa:

“Non, m pap pran lari ak madanm lan nan kondisyon sa, e mwen pap pèdi ni manman ni pitit”

Dyesèl pa t pèdi yon segonn, li mache frape pòt vwazinay jouk li reveye kèk fanm ki gen fanm nan fanm yo pou al sove la patri. Madan Mèsidye, madan Serafin, Filomène ansanm ak Jèmina yon ansyèn fanmchay te reponn prezan, moumou blan yo sou yo w a di se yon kolònn zanj ki debake kay dyesèl. Manèv medam chaje eksperyans sa yo te pote rezilta piske ni manman ni ti bebe a te senesof. Nan sans sa, se nan men vwazinay yo Sonson te fèt. E depi li te ti katkat pou jouk laj disètan li an, se devan je yo li grandi. Misye devni yon jèn gason ki chaje lizaj, sajès anwo lang li rele li chè mèt, chè mètrès. Kote li pase se pou solèy leve, zwazo chante, e menm timoun danse. Pawòl li bay entèlokitè li yo anvi viv paske antousyas natirèl li genyen an te mete granmoun kou timoun konfòtab.

Anplis, mo nan bouch Sonson te melanje ak siwo myèl tank sa te dous, lè li komanse pale, se kòmkidire se yon galon siwo k ap degoute, mete sou sa misye gen yon prestans ki makonnen ak yon lizaj san parèy. Li pale ak otorite, men li fè sa ak jantiyès, moun pa t janm santi li rabese yo okontrè menm etranje te alèz pou konvèse ak li. Depi je l kontre ak pa ou, Sonson premye ki pou salye ou. Pè Loulou yon pèsonaj chaje eksperyans ki te nan lame Leyopa lontan sa, koulye maladi fin kraze zo l, men li toujou ap tranble san rete epi ti fòs li prèske fin ale. Nou pa di l enposib men se pwobab ke l ap trè difisil pou li kenbe yon fizi dwat jan l te konn fè sa nan tan jèn gason l. Toutfwa, se yon mesye ki itil nan kominote a akoz laj li, eksperyans li epi koneksyon li. Pa abitid, chak maten li poste l sou yon ti chèz ba ak yon pip nan bouch li. Se fèmen de zye l pou jwi moman sa. Sonson pa t janm lese opotinite pase pou l pa salye pè Loulou, se pou l di:

“Bonjou pè Loulou”

Pè Loulou pa t pran tan pou l reponn:

“Bonjou, gason m. manman w anfom?”

Lepè sa a toujou mande pou Serali, se yon admirasyon ki tache kouwè sansi nan li. Anfèt, li toujou gen tout sans li epi Serali te gen yon posteryè redondan Moris Sixto t a di. Lè Selari pase devan pè Loulou se pou li lache yon ti soupi: “hum!”. Pè Loulou te pi gwo fanatik Serali, se kòmkidire si li te pi jèn gason toujou, Dyesèl pa t ap jwenn fanm sa.

Menm lè w ta pase yon move jounen, depi w kote Sonson ou pap fouti pa lese chape omwen yon ti souri ipokrit. Se kòmkidire jenònm lan te foure pla men li nan fon anndan w pou l mete kontantman w ki te kache deyò alòske se pa t menm entansyon w sa. Yon jou Samdi, madan Serafin ki dabitid se yon fanm vivan e ki trè abòdab, te enstale l anwo galri lakay li, l ap dodine men vizaj madanm nan te make « pa pwoche » tèlman li te fache, ta sanble vizit doktè li a pa t pase jan l te espere a oswa nouvèl sou maladi dyabèt li a pa t pozitif, donk sifi pou n di sa k te rete pou de ran dlo te trase vizaj madanm lan pa t anpil.

Fanmi Serafin rete nan yon chanmòt de etaj sou kote dwat fanmi Lafalèz. Sou bo dwat lan se te kay yon vèv ki rele madan Albè. Donk kay Sonso te nan mitan de moun sa yo. Madan Serafin te gen de gason Elifèt ki gen kenzan ak Manno ki gen dezan anplis. Manno te pòy Sonson, donk se te abitid yo pou pase tan ansanm sitou nan wikenn yo, paske jou lasemèn yo pa t negosyab pou Sonson ditou, okipasyon l, atansyon l e tout konsantrasyon l te fiskse sou yon sèl bagay, liv li. Malgre amitye solid de mesye yo, twouve ke yo pa t nan menm klas. Manno te ajoune klas segonn, donk li t ap refè klas sa a alòske Sonson te vanse pou Reto.

Konsa, Sonson te sou wout pou l kontre Manno, epi li remake vizaj madan Serafin mare. Lapoula, li kase de ti flè choublak ki kòmanse blayi wòb yo anba yon reyon solèy dezè, li kole yo ansanm ak yon elastik ki te men goch li. Epi misye kache men dwat li nan do l, yon fason pou flè yo pa vizib, li vanse jouk li rive devan galri a, li di :

“Bonswa madan Serafin. Pouki figi w kagou konsa?”.

Yon men nan machwè, madanm lan pa t leve tèt, ni li pa t reponn, men dodin lan kontinye balanse, se tankou yon moun ki soud, ki lwen nan yon refleksyon. Sonson kontinye pale :

“Eskize m, ou pa wè bèl manman m nan pou mwen souple ?”

Madanm nan leve tèt atò pou l chèche zye Sonson dekwa pou l fè misye konprann silans li an di tout bagay… men piske se Sonson, li di :

“O ! Sonson apa se ou. Eskize m gason m, bon nanm mwen pa sou mwen nan moman sa. Se Manno ou vin wè? Li anndan an, antre non”

Sonson konprann son vwa sa a pa nòmal, li reponn :

“Non, bèl manman m. Se pa Manno ki mennen m la. Se pito ak tout moun nan kay lan m vin pase tan jodi a, epitou mwen mache ak yon komisyon pou yon moun espesyal”

Madan Serafin sipri tande repons sa, li mande tèt li : “Ki moun espesyal sa a ?” Nan kay lan se li menm, Serafin, de mesye yo ansanm ak Anita. « Ou kwè se ta Anita ? » Non, se pa ka Anita paske manmzèl se travay dòmi leve li fè e anplis manmzèl prèske nan karantèn, ki relasyon pou ti Sonson ta ye ak Anita. Kòm repons madan Serafin di:

“Ou sèten ou pa twonpe w Sonson, isi a pèsonn pa espesyal. Se pito lavi k ap mete pye sou kou m. Olye sa m fè reyisi, se pi mal chak jou pitit. Franchman sa dekourajan.”

“Konsa menm bèl manman m! Ou konnen, se premye fwa m tande w pale osi negatif wi. Sa’w genyen?” Sonson mande l.

“Pou jan m s’on fanm ki debrouya, yon fanm depi kok chante mwen reponn ogadavou, pou
janm travay di epi gade sante m ap degringole malgre tout efò m fè, m suiv tout tretman posib, tou sa yo di mwen fè poutan sa pa amelyore. Pi mal koulye, doktè m nan mete gwo restriksyon sou mwen. Mwen pa konn sa m pral fè kounye a. Se kòmkidire mwen se yon moun ki kondane, m pa janm reyisi nan anyen m fè. Tout moun ap fè pwogrè, mwen avèk koze maladi, m toujou echwe nan tout sa m fè. Petèt m pa t fèt pou m konn sa ki rele bonè ditou.” De men mandan Serafin anlè pandan l ap di sa.

Sonson pran la pawòl: “Non, bèl manman m, ou pa dwe pale konsa. Se pa moun kouwè w ki dwe fè bèk atè konsa. Lè lavi a fesse w atè, ou dwe ranmase fòs ou epi leve kanpe ak yon souri. Paske toujou sonje gen zòt ki pran pi plis pase w toujou. Gen moun ki fèt tou kokobe, gen lòt ki avèg oswa ki paralize se lòt moun k ap fè tou e tou pou yo. Vrèman yo san avni, men oumenm, se vre ou pa gen yon bòn sante men ou gen yon bèl fanmi, yon mari, yon avni. Malgre ou malad bèl manman m, ou gen posiblite anpil moun pap janm genyen.”

Jès madan Serafin demontre aklè li kòmanse depasyante ak sa l ap tande yo, men Sonson pa t yon konesans konsa konsa, se yon mann fanmi donk li pa repouse l. li jis di misye ak yon vwa fèb:

“Men wi gason m, mwen konprann ou. Men m santi dekourajman anvayi m nèt.”

Sonson kontinye: “Fo pa dekouraje bèl manman m. Jis sonje premye so pa so. Ou ka kilbite yon fwa, de fwa, twa fwa, men lè w tonbe se pa pou w rete atè a non. Ou dwe renmase fòs ou jan m di w deja epi leve kanpe pou w kontinye lite.”

“Gason m, se konnen w pa konnen. Pou m di w laverite, sa fè plizyè so mwen pran deja. Ti kochon te mande manman l, sa k fè bouch ou long konsa, manman l te reponn li: se pa vini w ap vini, ou va wè l. E ben, ou jèn toujou ou ka pa fin konprann. Se depi m jèn ti demwazèl maladi ap mal mennen m, gade koulye m fin bay tout enèji m. Mwen pa gen fòs ki rete pou m kontinye ankò non.” Madan m lan kale je l sou Sonson

Sonson touche zèpol dwat li epi li di: “Mwen konprann fen e byen, men fè yon ti panse. Si tout moun te deside fè tankou w. Si yo tout te deside bay legen lè lavi a kanpe ankwa devan yo, sa k t ap rive? Ou pa panse anpil bagay ki egziste jodi a pa t ap la? Epi…”

Madanm lan koupe pawòl Sonson li di: “Men Sonson, si m’ap pede tonbe leve konsa, ou pa panse se madichon ki nan kò m konsa? Moun ka menm di se sa m fè m ap peye.”

Sonson sekwe tèt epi li di: “Pa rezone konsa, dayè bliye sa moun panse oubyen sa yo ka di sou ou paske reyalite a sèke ni lavi w, ni lavi m pa depann de sa moun di sou nou ni sa yo panse. Apre Granmèt la se ou menm ki mèt tèt ou. Koulye a se moman pou w mete fanm sou ou tande!”

Sa antre nan san Madan Serafin, li poze epi li di: “Bagay yo pa osi fasil non gason m. Sonje dekourajman fe pati lavi a tou”

Sonson di l: “Wi, dekourajman se yon leman ki pote touman, se verite. Poutan, menmsi w te tonbe yon fwa, defwa oswa twa. Depi w mete nan tèt se pa anyen sa. Eben, tank ou pran so se tank ou w ap vin abil nan pare so.”

Madan Serafin souri atò epi li di: “Men ou pa manke tenas papa! petèt yon jou m’a envante fason pou moun pare so tou.“

Tou de ri, kòmante sa a.

Epi madan Serafin kontinye: “Bon, di m non. De ki moun espesyal sa, ou t ap pale a?”

Sonson reponn : “Sanble w pa konnen l? Se ak li m ap konvèse nan moman sa a”

Mandam nan sezi: “Vrèman? E se ki moun ki voye komisyon an menm ? “

Sonson souri epi li di : “Vwala ! se koulye w ap pale, bèl manman m. Komisyon sa se lanati ki voye l pou ou dirèk. Li ban m lòd pou m ba w li men nan men. Epi li di m tou se madanm ki pi kòkèt sou katye a pou w bay li . Donk m pa t wè okenn lòt ke ou bèl manman m.”

Sonson montre men dwat ki gen flè choublak yo epi li lonje yo ale. Yon souri blayi sou vizaj madan Serafin, se kòmkidire li bliye avètisman doktè a ki te atriste l kèk tan avan sa. Mesaj doktè a te kraze moral li paske se pa t sa li te atann. Doktè Larivyè di l :

“Madan Serafin, rezilta tès yo revele sik ou vrèman wo, m konseye w sispann manje diri pou omwen twa mwa”
“Kisa ? Sispann manje diri , Dòk ?” li reponn tankou yon moun ki pran yon gwo chòk.

Madan Serafin se moun Latibonit, sa deja di bokou piske zòn sa rekoni nan tout peyi a pou pwodiksyon diri. Mesye Serafin li menm depi li pa jwenn diri li poko manje. Donk se kòmkidire doktè a te foure yon kouto nan vyann madan Serafin byen fon ak yon nouvèl konsa, paske diri se nouriti prefere kay la. Kouman li pral viv? Li pa t wè kote pratik direksyon saj sa. Li pa t konprann doktè Larivyè te wè pi lwen ke zye. Dyabèt li a te prèske fin awoyo donk manmzèl te dwe kontwole sa si toutfwa li pa ta vle kondisyon l agrave. Nouvèl sa te kontrarye madanm lan serye. Epi vwala, Sonson chanje tristès madanm nan yon fason l pa t espere. Madan Serafin kenbe de ti flè yo ak men dwat li, detan l ap admire yo, li di:

“Mèsi gason m, ou se yon boul dyaman franchman, paske se mwen ki pou di w jan m te santi m. Mèsi pou ankourajman ou. Mwen te byen bezwen sa anpil”

Sonson reponn: “Se pa pwoblèm bèl manman m, se pou sa w genyen m. fè m pwomès w ap toujou sonje, lè lavi a di w “Onè” di li “Respè”, si l ba w de tap olye w lage sa, mande l yon twazyèm epi souri. Jan l vini an pran l konsa, kontinye kenbe la bèl manman m.”

Se pa t premye fwa Madan Serafin te wè bote flè choublak, dayè se nan lakou lakay li yo donnen e se li ki te plante yo, men sa Sonson ba li a te diferan, e se pawòl Sonson yo ki te fè tout diferans lan. Manmzèl vin reprann fòs, vizaj li chanje toudenkou, li retwouve lajwa l.

“Antre Sonson, vini pran yon ti kafe.” Madan Serafin leve kanpe, Sonson avè l antre anndan kay lan. Dondin lan kontinye balanse.

Donk se konsa, Sonson pa t gen lalwa lajan nan men l pou li bay pèsonn, dayè li pa t ap travay, men sa l te bay katye a te vo plis pase lò ak dyaman. Laj Sonson te depaman ak mo ki t ap sòti nan bouch li e pifò pèsonaj yo te apresye l pou kantite sajès li posede. Atansyon Sonson te jwenn lan se pa t yon bagay konsa konsa, ni se pa t jis yon preferans men se te kado pa li sa.

Yon lè madan Mèsidye, ki rete nan antre riyèl la, nou ka di youn nan pi gwo fanatik Sonson, paske li toujou ap fè lwanj pou li. Madanm sa ki fon nan senkantèn li te siprann yon pakèt moun lè l te deklare byen fò :

“Si m te kab, m t ap troke Sonson pou tou de medam mwen yo, e m t ap fè sa san grate tèt.”

Alò, si vwazinay ki pa t pote l nan vant pou nèf mwa te gen konsiderasyon konsa pou Sonson, alewè pou Serali…

FIN

© Don D. William