Le Messager: Michel Joseph Martelly n’est pas fou; il est en mission commandée
Quand Michel Joseph Martelly est monté au pouvoir en 2011, j’ai demandé à l’un de ses cousins qui est un intellectuel très respecté s’il va être premier ministre dans le prochain gouvernement. Il m’a répondu que Michel Martelly n’oserait pas lui adresser pour faire partie de son gouvernement. Quand je lui ai demandé de s’expliquer. Il m’a parlé un peu de l’enfance et du passé de Michel Martelly comme rejet de la famille. Il m’a dit en tant qu’intellectuel qu’il peut conseiller une institution du pays qui requiert son expertise, mais prendre un poste quelconque pour devenir le subalterne de Martelly, cela n’arrivera pas. En effet, ce type a passé les cinq années de Michel Martelly comme consultant dans une institution, mais il n’a pas occupé de poste ministériel. Selon le cousin, Michel Martelly ne pouvait apporter rien de bon pour Haïti puisqu’il est loin d’être un homme vertueux et capable. Durant la campagne électorale 2010-2011, la population criait à gorge déployée : «Banm chawony mwen » et Michel Martelly lui-même avait mené campagne avec la vidéo musicale « Bandit légal » qui est disponible sur Youtube. Bandit légal met en scène un trafiquant de drogue, Michel Martelly qui est traqué par un inspecteur de police, Olivier Martelly. A la fin de l’enquête, Michel Martelly est arrêté puisque les preuves de ses multiples forfaits étaient compilées. A l’attente de son supérieur, Olivier Martelly s’assied en compagnie du bandit légal et au bandit légal de lui dire qu’il va être relâché par son supérieur hiérarchique et que lui-même, il recevra une promotion et sa vie de bandit continuera pour la plus belle. Quelques minutes après, le supérieur hiérarchique est arrivé, Olivier Martelly est récompensé et Michel Martelly est relâché.
J’avais écrit plusieurs textes sur cette vidéo pour attirer l’attention de plus d’un, mais personne ne m’a écouté. C’est en travaillant au sein du gouvernement fédéral américain que j’ai rencontré un jeune agent du FBI avec qui j’ai soulevé cette affaire et qui m’a dit que tout ce que Michel Martelly a démontré dans la vidéo bandit légal traduisait la realite de la DEA dans la Caraïbe et en Amérique Latine. La DEA donne carte blanche à des individus de vendre de la drogue, ferme les yeux sur les gros bonnets comme Marc Antoine et emprisonne de petits poissons qui sont de simples passeurs. C’est la malédiction d’Haïti et de tout pays du Tiers-Monde. Le gouvernement américain a toujours utilisé la drogue depuis 1986 pour corrompre les professionnels et cadres de l’Administration Publique Haïtienne. La drogue a déstabilisé Haïti durant les années 90 et 2000. Ce n’est pas par hasard que des haut-gradés de la Police Nationale d’Haïti étaient impliqués dans le trafic des stupéfiants. Le premier inspecteur général du DCPJ, Fortin Jean Denis assassiné en 2011 a eu le temps de nous expliquer comment les trafiquants opéraient en Haïti et à quel point la DEA était alorale. Selon des sources concordantes, Michel Martelly fut un agent informateur de la DEA de 1992 à 2009. Il a été introduit à la DEA par le Colonel Michel François lui-même qui était le véritable Sweet Micky. Michel Joseph Martelly a passé 17 annees à vendre de la drogue et a piéger des trafiquants en Haïti et dans la Caraïbe. Ce n’est pas par hasard qu’Hillary Clinton a choisi de placer l’ancien addicté de crack président d’Haïti. Michel Martelly a construit sa fortune sur la drogue. Pour comprendre les trafiquants du genre de Michel Martelly, il faut lire le livre « Illicit » de Moises Naim. Durant toute la durée du mandat de Michel Martelly c’est une vaste campagne de blanchiment d’argent qui s’effectuait et ce n’est pas sans raison qu’il avait choisi un homme qui a été révoqué de l’armée pour trafic de drogue comme Ministre de la Justice. Nous parlons bien de Jean Renel Sanon.
Pour comprendre le phénomène Sweet Micky, il faut remonter au début des années 60 où François Duvalier avait institué le règne de l’inaptocratie en Haïti. Bien sûr, Papa Doc avait de grands intellectuels au sein de son gouvernement, mais ils étaient tous des vendus, des lâches, des hommes qui étaient acquis à sa cause. C’est au début des années 60 que l’exode des intellectuels haïtiens vers l’étranger a débuté. Le duvaliérisme a institué le règne de la médiocrité et de la débandade en Haïti et le régime lavalas a terminé le travail. Mais, tout changement négatif ou mélioratif prend du temps pour être implanté. Durant toute la dictature, les ambassades de France, des Etats-Unis d’Amérique et du Canada donnaient la résidence aux étudiants finissants et à nos professionnels, ce qui n’embarrassait pas les Tontons Macoutes. Quand vous entendez aujourd’hui l’inculpé Jovenel Moise dire qu’il va permettre aux Haïtiens de retirer leur passeport au service de l’émigration afin de pouvoir voyager, il faut voir dans ce discours la continuité de ce qui a commencé avec les duvaliéristes. Les trois pays dits amis d’Haïti, mais qui sont en réalité nos pires ennemis ont favorisé l’avènement d’une crapule comme Michel Joseph Martelly au pouvoir. Nous ne devons pas considérer Michel Martelly comme un fou ni un détraqué mental. Il a tous ses sens. Au contraire, le type est brillant dans ce qu’il fait. Salamiser Haïti est la mission de Michel Martelly.
Michel Martelly n’est pas seul. Il a la bourgeoisie répugnante derrière lui, il a le secteur LGBT derrière lui, il a les duvaliéristes derrière lui et plus près de nous, les lavalassiens revanchards l’ont rejoint. Quand vous entendez Michel Martelly déclarer le mercredi de cendres au jeunes qu’ils doivent s’amuser et que lui-même, il a passé toute sa vie à s’amuser et qu’il a réussi ; ça, c’est le message des thuriféraires pour la jeunesse haïtienne. En Haïti, on offre trois voies aux jeunes les plus brillants et aux jeunes en général : la mort ou la prison, la corruption et l’exil. Tous ceux qui ont grandi avec Michel Martelly attestent que le type a toujours été un clown à l’école qui n’a jamais pris la vie au sérieux. La réussite de Michel Martelly en Haïti est due à la question de couleur et de classes. Si Michel Martelly était de teint noir, les Haïtiens ne l’auraient pas toléré. Je me souviens comment on était offusqué quand un rappeur de teint noir avait lancé des propos indécents lors d’une prestation. On avait banni ce jeune déporté de la scène musicale à jamais. Michel Martelly parle de succès et de réussite, mais quand on regarde bien le type, on comprend qu’il est misérable. Qui n’aurait pas aimé être respecté de tous et complimenté pour ses grandes compétences. Michel Martelly confond vitesse et précipitation. Michel Martelly croit qu’il est respecté. Non Mr Martelly, tu es aimé et nos respecté. Le respect est imposé non par la peur et par la niaiserie, mais par des actions positives, par le savoir et le savoir-faire. Michel Martelly affirme qu’il a réussi dans la musique. Mais, il faut être fou pour ne pas comprendre que le bonhomme est un piètre musicien. Le succès de Michel Martelly dans la société haïtienne est en adéquation avec la déliquescence et le déclin de la moralité et de l’éthique.
Les bien-pensants ne doivent pas avoir peur. Michel Martelly est un être de lumière, mais malheureusement, le type n’est pas évolué sur le plan métaphysique pour comprendre ce qu’il représente comme être vivant doué de raison et qui est doté d’une âme, d’un esprit et d’intelligence. Michel Martelly a mis à nu la société haïtienne. Nou pa moun, nou pa moun, nou pa moun comme le chante Beethova Obas. Nous devons voir en la personne de Michel Martelly un flagellateur de la société haïtienne, un miroir fidèle et un individu qui appelle les intellectuels à renoncer avec l’opportunisme, l’inconscience, l’insouciance et le sankoutchya. C’est un être de lumière qui appelle les leaders religieux à renoncer avec l’hypocrisie et la déliquescence morale. Avec Michel Martelly, l’on comprend bien que les pourris sont au sein des églises, au sein des universités, au sein de l’administration publique, au sein de la société civile et au sein des loges maçonniques. Le phénomène Sweet Micky traduit la démission de toute une société qui se livre à la délinquance. Michel Martelly a déclaré lui-même qu’il était un voleur, un menteur, un addicté de la drogue, un massisssi et un vaurien. Et, pourtant les forces vives du pays ont accepté qu’il soit président de la république. Sweet Micky est la preuve qu’Haïti souffre d’une déchéance spirituelle et que les Haïtiens sont vraiment zombifiés. Quand on regarde Sweet Micky, l’on doit bien se demander à quoi servent les élites ? J’étais choqué et frustré à un certain moment, mais après avoir eu une conversation en 2012 avec quatre intellectuels américains : Moises Naim, Edmund Wade Davis, Jonathan Katz, Noam Chomsky, j’ai fini par réaliser qu’on ne doit pas jouer le jeu de Sweet Micky. Il faut s’arrêter un peu pour étudier le phénomène et le combattre.
Il suffit d’une poignée d’hommes et de femmes brillants, compétents, intègres, honnêtes, performants, craignant Dieu, prêts à sacrifier leur vie et aimant Haïti de tout leur cœur pour mener ce combat contre Michel Martelly et le système « peze souse » qu’il représente. Abattre Michel Martelly, c’est abattre tout un système qui représente ce que l’homme haïtien a de pire en lui. Quand je dis abattre, il ne faut pas voir élimination physique. Non. Si Michel Martelly meurt aujourd’hui, il entrera dans l’histoire d’Haïti comme une légende. Il faut souhaiter longue vie à Michel Martelly. Les patrons de médias qui ont supporté en cachette l’élection de Michel Martelly et qui ont fait leur beurre sous sa présidence ont grand peur de lui aujourd’hui puisqu’il est prêt à les dénoncer. Je dis à ces patrons de médias qu’ils ne doivent pas avoir peur. Ils sont humains, ils peuvent faire des erreurs ; ils ont le temps de se ressaisir. Voilà pourquoi, nous devons dialoguer avec les patrons de médias parce que sans une presse responsable, nous ne pouvons pas lutter contre le phénomène Sweet Micky. Les Haïtiens doivent se regarder dans un miroir et se dire : Sommes-nous réellement de la merde comme le dit bien Sweet Micky Michel Martelly et repris par Donald J. Trump ? Si nous décidons que nous ne sommes pas de la merde, nous devons tout simplement boycotter le label Sweet Micky Michel Joseph Martelly. Michel Martelly équivaut à la déception, et évoque la dilapidation des fonds du Petrocaribe, la délinquance, la déliquescence, la médiocrité, l’incompétence, la bestialité, l’immoralité et l’amoralité, les bas instincts, enfin tout ce qui a de négatif dans l’ego.
L’erreur à ne pas commettre c’est d’éviter de prendre le caniveau avec Michel Joseph Martelly. On ne peut pas raisonner avec un chenapan qui a choisi d’être vile. Quand Hillary Clinton a commissionné Michel Martelly en 2009 au Département d’Etat Américain, il lui avait donné la garantie que les Etats-Unis d’Amérique ne le poursuivraient jamais comme trafiquant de cocaïne. Aujourd’hui, avec Donald J. Trump, nous pouvons stopper le phénomène Sweet Micky. La DEA a les dossiers. Tous les témoins à charge contre Michel Martelly ont déjà été entendus. Nous devons porter ce dossier par devant Donald J. Trump. La famille Clinton en propulsant Michel Martelly à la tête de la magistrature suprême de l’état savait bien qu’elle attaquait la jeunesse qui est l’âme du pays. Nous avons perdu toute notre dignité de peuple. Nous pouvons choisir d’ignorer Michel Martelly, ce qui serait une perte regrettable puisque ce virus finira par intoxiquer tout le monde s’il n’est pas stoppé. Que ceux qui acceptent qu’ils sont des déchets continuent à adorer Michel Martelly et à le supporter. Que ceux qui veulent défier l’Amérique et les Clinton qui ont envoyé Michel Martelly en mission commandée pour attaquer le peuple haïtien dans sa psyché se mettent debout pour combattre l’inacceptable.
Somme toute, avec Michel Martelly les masques sont tombés. Nous avons démasqué le duvaliérisme, le noirisme, le mulatrisme, l’idéologie lavalas et l’inaptocratie qui a trop perduré en Haïti. Nous devons joindre nos flambeaux en faisceaux pour projeter une lueur nouvelle sur l’écran d’Haïti et instituer la troisième voie. Michel Martelly représente les intérêts des sudistes américains en Haïti. Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas prendre Michel Martelly à la légère. Nous avons seulement trois ans pour prendre le taureau par les cornes. Avec cette administration républicaine à la Maison Blanche, c’est le moment propice d’abattre le taureau. Les ennemis d’Haïti les plus virulents sont au sein même du pays et ils sont nombreux. Pensons à la jeunesse, pensons aux enfants qui naissent actuellement, pensons aux sacrifices consentis par nos ancêtres pour nous léguer cette terre en héritage. Pour mener le combat pour la Nouvelle Haïti, il faut laisser de côté son ego et embrasser les valeurs positives. Nous devons élever la voie contre les stations de radio et de télévision qui polluent le mental et la psyché des Haïtiens. Quand nous aurons responsabilisé la presse qui devrait être le porte-étendard de la démocratie, aucun bandit légal ne pourra vendre au peuple et à la jeunesse leur discours immoral, leurs musiques déchets, leurs comportements fatras. Le silence complice de nos intellectuels dit long. Aucun sociologue n’a trouvé bon de questionner et d’analyser le phénomène Sweet Micky. Malgré vents et marrées, nous croyons qu’Haïti ne pourra pas mourir. Michel Martelly personnifie les assassins de Jean Jacques Dessalines qui voulait traiter ce peuple avec respect et dignité, mais qui a été lâchement assassiné par Alexandre Pétion. Pour comprendre le phénomène Michel Martelly, il faut retourner sur le lieu du crime de Jean Jacques Dessalines. Michel Martelly est loin d’être fou, il est en mission commandée.
Kerlens Tilus 02/18/2018
Futurologue/ Templier de Dieu
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