
Par Blaise Robelto Flanky
Jovenel Moïse est seul à bord de son voilier rose et blanc au fond de l’océan du kidnapping, de gangstérisme d’Etat et de massacres très très loin des sauveteurs amis qui ont eux aussi le sauvetage de leur vie face à cette vague géante de 7 mètres de haut.
7 Février 2021 avance lentement, une date tonitruante qui trouble le sommeil du président et hante ses rêves. Nous demandons, sur qui peut-il compter pour faire le vidange de son passé engorgé de corruption et de crimes en tant qu’auteur intellectuel d’une quantité excessive de massacres dans les quartiers populeux et le parrain des gang armés du pays.
Dans ce cas, le nouveau président du sénat, Joseph Lambert, devrait être l’option échappatoire inextinguible qui serait plus ou moins profitable à Jovenel Moïse pour une transition tranquille à la manière de Martelly-Privert. Mais, contrairement à ce que pense plus d’un; c’est le moment ou jamais pour l’animal politique de venger tous les «filalang» roulements dans la farine et humiliation non avouée du renard Jovenel Moïse pendant son mandat.
Le président du sénat est déterminé à anéantir légalement le pouvoir de Jovenel Moïse le 7 février 2021, rare, et c’est la première fois qu’un allié d’un président est aussi déterminé et motivé pour le départ de ce dernier en voulant pas Jouir sa bonne grâce. Puisque les trois pouvoirs sont co-dépositaires de la souveraineté nationale (exécutif, législatif et judiciaire) la décision par arrêté présidentiel de créer le Conseil Électoral Provisoire (CEP), étant président du pouvoir législatif, Joseph Lambert a conclu que ce CEP est monté en dehors de la loi.
En dépit des critiques invectives à l’égard de Joseph Lambert pour son silence autrefois douteux; il fallait ipso facto prendre une décision qui coïncidera à la réalité du 7 Février 2021 qui met fin constitutionnellement au mandat de Jovenel Moïse.
Tout ceci optimisera la situation face aux violences qui proclameront le divorce entre le « demos » et le « kratos » qui mine la légitimité aussi de ces deux pouvoirs et détruit les conditions d’un dispositif de représentativité. La mesure la plus sûre pour apaiser la colère du peuple haïtien est que ces deux pouvoirs constatent le vide présidentiel/ ou vacance présidentielle selon l’esprit de la constitution.
L’Histoire, nous a projetés à la lisière du chaos et nous avons maintenant le choix. Nous pouvons soit sauter dans la falaise, soit, avec courage et foi sauter de l’autre côté. La falaise c’est le régime totalitaire, la continuité dans le mal…
Toutefois, Le Sénat et le CSPJ sont en face de la réalité politique et le pays ne connaîtra peut-être aucun « retour à la normale »si rien n’est fait. À vous de construire ensemble le « jour d’après » qu’attend le peuple haïtien.